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Tierra y libertad para Arauco La répression systèmatique |
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La militarisation du conflit Le recours à la force L'emploi de la force est aujourd'hui monnaie courante, et la seule solution que voit le gouvernement pour résoudre le problème. La militarisation du conflit et le non-rerspect des cultures indiennes sont concrets. La pression des militaires est aujourd'hui accompagnée par la violence des « paramilitaires», employés par les grands propriétaires terriens. Les exactions commises ne sont en aucun cas sanctionnées par le gouvernement. Le manque de dialogue entre les Mapuches et le gouvernement provient du peu de crédit accordé à la CONADI (Corporation Nationale de Développement Indigène), qui récemment a été accusé de corruption. L'argent devant servir à l'achat des terres pour les Mapuches était en fait utilisé au financement de campagnes électorales et pour l'enrichissement personnel de ses dirigeants. Actuellement plus de 400 militants mapuches sont inculpés par les tribunaux civils et militaires pour leur participation dans les mobilisations réalisées par les communautés. À ces chiffres s'ajoutent un nombre important de personnes qui sont recherchées et qui sont en fuite, à l'intérieur des ces mêmes communautés, conséquence de la méfiance qu'ont provoqué les excès tant de la police chilienne que des tribunaux de justice. Plusieurs dirigeants et membres des communautés en conflit sont soumis à des inculpations et à des procès ou sont incarcérés. Les communautés revendiquent pour eux le statut de prisonniers politiques. Dans la majorité des cas ils sont jugés pour infraction à la loi n° 1 927 dite de sécurité intérieure de l'État et à la loi anti-terroriste. Ce cadre juridique définit un statut hautement restrictif concernant le droit à la défense des détenus, il met en place des scénarios complexes aux sentances élevées, et surtout, qui ont pour objectif principal la répression des convictions politiques des membre du mouvement autonome mapuche. Le caractère ambigu du texte de certaines lois qui ont été utrilisées par la dictature militaire de Pinochet (1973-1989) pour poursuivre, incarcérer et assassiner des milliers de personnes opposées à son régime, permet d'inculper et de condamner n'importe quelle personne dont les paroles ou actions peuvent être interprétées comme pertubatrice de l'ordre public ou comme critiques du gouvernement. Le texte de certaines lois favorise aussi la pratique d'autres violations des droits de l'homme comme la persécution de militants pour raisons politiques, les détentions arbitraires, la perte des droits de défense dans les procès et la torture ou d'autres formes de traitements inhumains durant les interrogatoires. Diverses organisations de droits de l'homme et de professionnels de droit pénal considèrent ces dites lois qu'appliquent le gouvernement chilien dans le conflit mapuche comme un véritable retour en arrière en matière pénale et de respects des droits fondamentaux de la personne humaine. |
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