Tierra y libertad para Arauco
Plus de trois siècles d'oppression

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Les droits de l'homme systèmatiquement violés

La violation systématique des droits de l'homme dont est victime le peuple mapuche a débuté avec l'arrivée des « conquistadors » espagnols. Ce sera la vision ethnocentriste et raciste, guidée par une ambition effrénée d'enrichissement de la part des Européens qui justifiera le génocide de plus de 60 millions de personnes dans le « nouveau monde ». Cependant, la résistance de ce peuple contre l'invasion de son territoire se prolonge depuis plus de trois cents ans. Les Mapuches parvinrent à obtenir certaines garanties pour le respect de leurs droits fondamentaux de la part de la couronne espagnol. Parmi celles-ci le pacte de Quillin, célébré en 1641, qui reconnaît l'indépendance du territoire mapuche depuis le fleuve Bío Bío jusqu'au sud du pays.
L'indépendance du Chili et la création d'un État en 1810 changèrent les relations entre les Mapuches et les descendants des « conquistadors ». En 1826, l'État chilien signa le traité de Tapiweh avec la nation mapuche reconnaissant un territoire limité par une frontière naturelle : le Bío Bío. Dès ses premières années, la toute nouvelle République mit en place un dispositif de lois et une politique de colonisation envers les hommes de la terre, qui aura pour conséquence une guerre brutale au cours du XIXe siècle. Vers 1883, les Mapuches perdirent leur liberté et leur territoire en faisant face à une armée professionnelle et puissante. Commença dès lors une campagne de violation constante des droits fondamentaux. À travers des politiques d'éradication, de déracinement et d'assimilation forcés, l'État chilien continua le processus de colonisation et d'extermination des Mapuches. Le système des « réserves », copie intégrale du modèle nord-américain, fut mis en place par les divers gouvernements jusqu'en 1925, année au cours de laquelle les derniers natifs furent parqués dans la zone de Cautin.
L'expansion de l'activité forestière, mais aussi touristique, affecte gravemement les droits des Mapuches en les dépossédant de leurs terres ancestrales. La construction de routes et de centrales hydroélectriques sont autant de dangers pour la souveraineté des Mapuches sur leurs terres.