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Tierra y libertad para Arauco La résistance d'un peuple |
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Mobilisation générale C'est contre des projets visant à les expulser de leurs terres ancestrales que se lèvent massivement les communautés mapuches. On peut dénombrer 22 communautés dans la province dans la province de l'Arauco en conflit avec les entreprises privées, et 18 dans la province de Malleco. Les entreprises les plus fréquement visées sont : Forestal Mininco SA, Forestal Voltera Ltda et Forestal Bosques Arauco SA. Alors que la « Loi indigène » ordonne, théoriquement, la consultation de l'opinion des communautés sur les projets les concernant, les entreprises et l'État, semblent à chaque fois surpris par la réaction de défense des Mapuches. En plus de leur attachement à leurs terres, les Mapuches n'ont d'autre avenir que de se défendre ou alors de se laisser aller au désarroi et subir la pauvreté dans lesquels ces expulsions vont les plonger. Il faut se souvenir de la fameuse « Loi indigène » de 1993, qui a pour but au départ la restitution aux Indiens de leurs terres. Cette loi, instaurée par le gouvernement de Patricio Aylwin, avait pour but de contrecarrer la « Loi indigène » encore valide du général Pinochet. Celui-ci, avait en 1973, mis en place une loi qui tendait à intégrer les communautés au système néo-libéral, en divisant les terres, et en les mettant en vente. 150 000 hectares ont été promis par le président socialiste Ricardo Lagos lors de son accession au pouvoir. Ils devaient être rendus aux Mapuches dans un laps de 6 ans, cela révèle l'ampleur du problème à résoudre... De plus, restituer les terres mapuches sans faire en sorte que les progrès techniques et économiques soient transmis aux populations, ne peut enrayer les processus de pauvreté et de migrations qui sont les conséquences visibles de la crise sévère dont souffre l'agriculture traditionnelle chilienne. Les Mapuches considèrent la « Loi indigène », tout comme la « Commission de vérité historique », comme relevant plus du symbolique, voire de la condescendance que du pratique et de l'effectif. Comment pourrait-il en être autrement lorsque les hommes politiques chiliens, qui créent ces lois, sont aussi propriétaires terriens, et donc loin d'être impartiaux... De plus, les Mapuches qui font partie de ce système de consultation, sont proches du pouvoir en place et le soutiennent. Il n'est accordé aucune importance à ceux d'entre eux, l'immense majorité, qui sont en désaccord avec le gouvernement. Cette commission est en fait importante, pour son principe de consultation des communautés, mais il faudrait garantir l'indépendance des consultants vis à vis du gouvernement. |
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