Tierra y libertad para Arauco
informations sur les résistances du peuple mapuche
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Liberté pour le peuple mapuche

Les Indiens mapuches représentent 10 % de la population adulte du Chili. La moitié d'entre eux, 500 000 environ, vivent à Santiago, la capital du pays, 200 000 vivent dans d'autres villes telles que Valparaiso, Concepcion... D'après le recensement de 1992, ils seraient 928 000 au Chili. Les restrictions imposées sur leurs droits de propriété et l'appauvrissement ont été à l'origine d'un exode rural massif. Après 135 années d'afflux vers les villes, le plus souvent forcé, la moitié de cette communauté se concentre à Santiago et dans son aire métropolitaine. Enfants compris, un habitant sur dix du Grand Santiago est Mapuche. Pour la majorité des Chiliens, cependant, un Mapuche est un paysan qui vit en communauté dans les terres de l'Araucanie, une région du sud, et qui lutte pour sa terre. Les autres sont ignorés. Et discriminés.

Aujourd'hui, 40% seulement de la population mapuche vit sur ses territoires ancestraux. Plus ou moins inconsciement, pourtant la mentalité collective chilienne continue à la percevoir au travers de stéréotypes qui font obstacle à son insertion. Les médias contribuent à entretenir une image négative des Mapuches, en les assimilant à un état de pauvreté permanente.
Les Indiens mapuches du Chili doivent aujourd'hui faire face aux expropriations que leur imposent les multinationales. Leur territoire est riche en ressources naturelles par ses rivières, ses forêts, ses lacs et ses fonds marins. Il est une cible privilégiée pour les grands investisseurs chiliens et étrangers (le groupe Matte, Larrain, Shell, Mitsubishi...). Dans le sillage des grandes industries d'exploitation des ressources naturelles se développent des mégaprojets comme celui de la centrale hydraulique de Ralco et celui du By Pas, le futur grand autoroute de la côte. Ces projets provoqueront une détérioration de l'environnement irréversible par la pollution des sols, des rivières, de la mer et de l'air.
Un mouvement de contestation s'est constitué depuis quelques années. Il a obtenu gain de cause auprès des tribunaux qui ont reconnu aux Mapuches les titres de propriété correspondants aux terres qu'ils revendiquent. Mais les entreprises forestières et leurs milices, avec la complicité de l'État chilien, refusent de restituer les terres.

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